Prise de position
Un soignant pour six, comme en Finlande
Sa demande la plus constante et la plus chiffrée. En France, le ratio tourne autour d'un soignant pour douze résidents ; en Finlande, il est d'un pour six. Il défend l'alignement sur ce second modèle.
L'argument n'est pas abstrait. Il le ramène à la matinée de travail, entre sept et onze heures, où se concentrent levers, toilettes, habillage et petit-déjeuner. À douze résidents par soignant, la cadence laisse quinze à vingt minutes par personne : le temps de faire les gestes, pas de les faire correctement, encore moins de parler.
La conséquence dépasse le confort de travail. Un accompagnement contraint à cette cadence produit mécaniquement des situations qu'on qualifiera ensuite de maltraitance, alors qu'elles relèvent de l'organisation et non de l'intention des équipes.
Il replace cette demande dans la trajectoire démographique : d'ici 2030, la France comptera huit cent mille personnes de plus de soixante-quinze ans supplémentaires. Le ratio actuel n'est pas un équilibre à maintenir, mais un seuil qui se dégradera à effectifs constants.
Interventions sur ce sujet
C8 · 22 juin 2023
L'alerte sur les week-ends sans infirmier