Danny Forster

Prise de position

Un soignant pour six, comme en Finlande

Sa demande la plus constante et la plus chiffrée. En France, le ratio tourne autour d'un soignant pour douze résidents ; en Finlande, il est d'un pour six. Il défend l'alignement sur ce second modèle.

L'argument n'est pas abstrait. Il le ramène à la matinée de travail, entre sept et onze heures, où se concentrent levers, toilettes, habillage et petit-déjeuner. À douze résidents par soignant, la cadence laisse quinze à vingt minutes par personne : le temps de faire les gestes, pas de les faire correctement, encore moins de parler.

La conséquence dépasse le confort de travail. Un accompagnement contraint à cette cadence produit mécaniquement des situations qu'on qualifiera ensuite de maltraitance, alors qu'elles relèvent de l'organisation et non de l'intention des équipes.

Il replace cette demande dans la trajectoire démographique : d'ici 2030, la France comptera huit cent mille personnes de plus de soixante-quinze ans supplémentaires. Le ratio actuel n'est pas un équilibre à maintenir, mais un seuil qui se dégradera à effectifs constants.

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