Prise de position
Ce que révèle la pénurie de soignants
Le constat qu'il rapporte est brutal : malgré un hébergement offert et des taux horaires atteignant soixante à soixante-dix euros nets, certains week-ends d'été restent sans aucun infirmier. Le problème n'est donc plus salarial.
Il en tire une conclusion sur l'attractivité des métiers : si l'argent ne suffit plus à pourvoir un poste, la difficulté porte sur les conditions d'exercice : cadences, effectifs incomplets, absence de reconnaissance, charge émotionnelle. Il demande une revalorisation salariale, mais toujours associée à une amélioration des conditions de travail.
Il soulève enfin un mécanisme rarement évoqué : très peu de directeurs signalent leur manque de personnel, par crainte des contrôles, déclarer un effectif incomplet revenant à être considéré comme maltraitant par l'administration. Il conteste cette assimilation, qui organise selon lui le silence sur l'ampleur réelle du problème.
Interventions sur ce sujet
C8 · 22 juin 2023
L'alerte sur les week-ends sans infirmier